la case de l'affreux thom

Saturday, December 22, 2007

Beats pour l'hiver

Le temps est rude, vivement que je sois chez moi pour me réchauffer avec des vieux beats, autour du feu.

On commencera en douceur avec un vieil ami, Tony D, oui, c'est très répétitif mais j'adore me saouler avec ces boucles à la nuit tombée :

Lourd, ralenti, le boom, le bip se déroulent, ravageant mes oreilles au passage, Ursula Rucker se déploie, elle, menaçante, sur les beats japonais des Silent Poets :

Tuer le temps, sans se faire submerger par le blues ou l'ennui, Terranova ne m'aide pas vraiment :

Toujours quelques années en arrière, avec ce son du New Philly, avec les Jazzyfatnastees :



Et pour terminer en douceur, N'Dambi viendra raviver mon âme :

Un peu fainéant aujourd'hui, ça doit être le froid...

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Thursday, December 13, 2007

Ike

Les années passent...


Plutôt que d'ajouter d'autres âneries, juste de la guitare et du chant en l'honneur d'un vieux roublard, Ike Turner (1931-2007) :




Ceux qui aiment Ike prendront les liens, ici ou

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Tuesday, December 11, 2007

Bobby & Karlheinz

Malheureusement, la case flirte souvent avec les pages nécrologiques ces temps-ci. La liste funeste s'allonge. J'aurai pu (j'aurai du ?) au fil des mois vous dire un mot au sujet de Willie Tee, Bobby Byrd, Kip Anderson, Mel Cheren...

Ou encore de Stockhausen, aussi surprenant soit-il.

J'ai un drôle de souvenir au sujet de Karlheinz Stockausen, au sommet d'une colline surplombant Barcelone, peut-être Tibidabo, je ne sais plus. En goguette, explorant à pied les coins et les recoins catalans, me voilà au terme d'une ascension épuisante, à l'endroit en question. Déshydraté, un point d'eau se découvre enfin, juste avant de reprendre la descente. L'endroit est accueillant, une terrasse au soleil entourant en long bar.

Encore mal acclimaté aux horaires locaux, le bar est désespérément vide à cette heure de la journée, seul un barman fort occupé au centre démontre que l'endroit est ouvert. La carte des rafraichissements apparait nébuleuse, exotique à souhait et surtout pleine de promesses. Nous établissons le contact tant bien que mal avec le tenancier, ce dernier se targue alors d'être un des meilleurs barmans espagnols, maintes et maintes fois primé. N'écoutant que notre bon coeur, nous suivons les conseils éclairés de ce spécialiste. L'homme dit vrai, le cocktail est délicieux. En si bonne voie, nous passons à l'étape 2 des saveurs, le ravissement nous gagne, l'ivresse aussi. Puis l'étape 3...


Il est temps de rejoindre la ville contrebas, si toutefois nous arrivons à retrouver le chemin de la terre ferme. L'arrêt de bus montre enfin le bout de son nez, en fait il est juste en face du bar, mais cela a dû m'échapper. Nous entamons avec difficulté la conversation avec un autre piéton, fort compréhensif et avenant. C'est en fait un journaliste musical allemand, venu pour le festival Sonar, forcément on "discute" musiques. Le bus arrive. En escaladant LA marche, le chauffeur nous regarde d'un sourire amusé et lance un clin d'œil lointain à notre ami barman.

Notre compagnon allemand nous raconte qu'il assisté la veille au concert de Stockhausen. La machine à composter fait un bruit épouvantable. J'avance à l'intérieur du bus, et je lui demande comment était le concert. Amusé, il composte à son tour le billet, et nous réponds que c'était à peu près comme ce bruit métallique pendant tout le concert... Voilà mon meilleur souvenir de
Karlheinz !


Mais revenons à cette triste liste, Bobby Relf vient de s'y ajouter fin Novembre. Ce nom ne vous dit peut-être rien, de prime abord. Bobby était en fait la moitié du duo Soul, Bob & Earl. Le binôme est formé à la fin des 50's, par Bobby Byrd et Earl Nelson.

Le futur acolyte de James Brown quitte le groupe pour une carrière solo. Earl engage alors Bobby Relf, qui a trainé dans plusieurs groupes de Los Angeles, aux côtés d'une jeune pianiste, Barry White. Bobby écrit, arrange les quelques titres qu'ils enregistrent.

Le dernier single enregistré en 1963, avant leur séparation, sera :


Bobby poursuit une carrière solo, et en parallèle met son talent au profit des autres :


et "Blowing my mind to pieces" (1968 - Transamerican), en vidéo cette fois :




Jump Around Bobby !

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