la case de l'affreux thom

Wednesday, November 21, 2007

De battre la campagne, mon esprit ne s'est pas arrêté

Le temps passe, chers amis, 3ème année d'existence pour la case, qui se maintient sur ses fondations, malgré le vent, l'orage et les tempêtes.

Pas d'inventaire, pas de statistiques, juste une offrande, une sélection sur-mesure.

Pour commencer, revenons au début, à la naissance de cette musique sacrée, aux spirituals. Faisons machine arrière, bande de mécréants, en compagnie d'un fantastique orateur, d'un terrible professeur, Jon Hendricks.
Jon démontre, étaye, l'assistance reste bouche bée. Au bout d'une minute, les chœurs sortent des entrailles de la terre, pour pointer le ciel, sans le défier. Poems, no less, poems, everybody ! Et vous vous retrouvez connecté au monde, à cet arbre, à ce rocher...


Vous avez du mal à sortir de cette église, encore hypnotisés par le sermon, mais reprenons notre route vers le domaine profane. C'est une shouteuse, une prédicatrice sans détours du pur R&B. J'ai la chair de poule, chaque fois que je l'écoute, tant sa voix pénètre au tréfonds de votre âme damnée. Lavern Baker m'a toujours foutu les jetons, dans le bon sens du terme. Cette reprise, elle, me fait fondre en larmes :


Et maintenant, la pépite de l'année, un titre assez difficile à trouver, car il n'est jamais sorti en disque, hormis sur d'obscures compilations dédiées aux labels Quinvy/South Camp/Broadway. Buddy Causey est un chanteur blanc, qui a eu la bonne idée de s'attaquer à une pièce du répertoire : James Brown ! Un pari a priori risqué, une vraie réussite au final. Merci aux archéologues qui ont retrouvé cette bande :



Un ptit break, dans cette station essence de l'Indiana, avec The Whitefield Brothers : de la drogue sur microsillon. A éviter les soirs de débauche...



Elle a toujours été derrière, à côté des plus grands. Plus le temps passait, plus elle s'effaçait derrière des fables qui se révélèrent bien vraies. Clydie King, était sublime avec Jimmy Holiday, brillante avec les Raeletts, pas assez en valeur avec Brown Sugar, mémorable avec Lynyrd Skynyrd... Et puis, simplement belle, avec son premier album solo :


Autre jolie Dame, Alice Clark, à l'allure souveraine, pensive sur la pochette, une femme sous influence, du jazz, de la soul funky, un registre parfaitement adapté à son style vocal :


J'accélère le tempo, avec cette voix grave dans mon dos, je me retourne, Patti Drew croque la pomme sous nos yeux et ne s'en laisse pas conter, vous êtes prévenus :



Pour terminer, une sélection spéciale "coeurs fêlés". Mike & the Censations est submergé, il s'abandonne, impuissant face aux vertiges de l'amour :



Le ton est donné, Family Connection enfonce le clou :


Enfin, une dernière pépite, et de taille, Tyrone Ashley & sa funky music machine nous plonge dans la méditation, instant délicieux. My soul is on fire, et pourtant cette question demeure :



De battre la campagne, mon esprit n'est jamais arrêté...


Ce post est dédié à Skim & Zyg.


PS : n'hésitez pas à me faire part de votre liste préférée 2006-2007, entre l'index_415 et l'index_517, on devrait s'entendre...

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Tuesday, November 20, 2007

J-4

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Sunday, November 18, 2007

Un ange à ma table - Part III

Le grand retour de Build An Ark ! j'en parle seulement maintenant alors que le disque est sorti il y a presque deux mois. La poste a été capricieuse.

La famille est toujours au complet autour de Carlos Nino : Dwight Trible, Phil Ranelin, Nate Morgan... Big Black fait une apparition remarquée. Les ombres du passé planent au dessus de ce groupe, bienveillantes, comme des guides spirituels pour renouveler l'espoir.


J'ai choisi un souffle magique de 2'24, le tumulte s'éloigne à présent, tout n'en est pas moins confus, mais je respire un peu mieux :


Si son sourire vous a plu, retournez alors sur vos pas, prenez la dans vos bras.

Joey Dosik est à l'alto, Wayne Miller s'occupe de l'obturateur.

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Tuesday, November 13, 2007

Enfin l'aube

J'ai mal aux pieds, cela fait plusieurs kilomètres que je suis ces bandes de soiffards, les morceaux s'enchainent, les clameurs s'intensifient au fur et à mesure que le cortège rentre dans les artères de l'enfer. Je marche à présent sur mes os. La Baron Samedi, à n'en pas douter, c'est moi ce soir.

Quelle idée de se placer juste à côté du cet inusable Tuba, les basses ricochent dans les rues étroites, mon crâne fait office de caisse de résonance. Chansons à braire ou à boire, je ne sais plus où nous en sommes dans le répertoire, les larmes se confondent avec les éclats des bières. Je crois qu'on sort du quartier Français, à présent. On se reprend ! Courage, encore trois heures à tenir... J'avance, ce sera mieux aux côtés du trombone.

Le Hot 8 Brass Band enflamme le coin de la rue, je me rapproche pour profiter de cette reprise qui donne le sourire à tout le monde, Banda pour le Bawon :



Plus loin, ça s'encanaille, ça renouvelle le genre depuis le borough le plus dynamique, avec le Youngblood Brass Band :



Soudain, un zombie, un Ton-Ton Macoute écarte la foule en deux, par une danse endiablée, au rythme des cuivres du Dirty Dozen Brass Band :




Et pour finir, l'Orchestre International du Vetex, dans un beau Bazar, ramène le public dans un cercle fraternel, les regards se baissent, la prière peut commencer :



Enfin l'aube...

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Wednesday, November 07, 2007

Un mouton noir

Allez, je secoue la case, je la tire de sa sieste flemmarde, Wake up Little Suzie, Keep the Faith... En la retournant dans tous les sens, en remuant tous vos sens, vous devriez tirer de belles choses dans le fouillis de ces deux mois à venir, ça va swinguer. Enfilez vos casques, portez haut le Son, chers hérauts de ce Sound system miniature.

Encore porté par les effluves électriques d'un voyage dans le temps du hip hop, j'ai écouté avec plaisir et nostalgie ce bon vieux Black Sheep, le duo east coast "Des" & "Mista Lawnge". Ces amis d'adolescence ont ré-écrit le Bronx au début des 90's avec humour, avec le recul et la poésie des Native Tongues.
Indépendamment d'un flow exceptionnel et d'un intelligence coupante comme une lame dans le texte, ils ont élevé l'art du sampling à un niveau rarement atteint : pertinence et choix, pas simplement pour bluffer la galerie.



Pour cette reprise, démarrons avec un beat, juste un beat, issu de l'inépuisable catalogue CTI, Joe Farrell est au sax, et ses compagnons, notamment le guitariste, ne sont pas là pour boire des bières tièdes à l'ombre des micros argentés et étincelants :


Toujours en bonne compagnie, un gars de la Mother Ship Connection, le guitariste inspiré, Fuzzy Haskins, toujours aussi full of Soul, entre déconnade et vrais sentiments, pas du chiqué :


Pour terminer, le démonstration maitrisée de la finesse dans le sample, où le nez et les doigts poussiéreux se confondent avec l'art, Mahavishnu Orchestra, un classique certes, mais idéal pour poser sa voix



Si vous n'achetez pas tous les albums originaux, vous pouvez foncer sur ce recueil, peut être le plus abouti paru pour Stricktly Break Records, pour les amateurs.

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