Big Bad John
L'homme du jour est né en Trenton, une petite ville de Caroline du Sud. Sa voix, il la travaille aux champs, en y alternant les spirituals et les blues. Adolescent, Big John Hamilton apprend la guitare aux côtés de Leroy Lloyd, et commence avec lui ses premiers concerts dans la clubs d'Augusta. Au fur et à mesure des gigs, John parfait sa technique en jouant avec Lloyd Price, Joe Tex, Hank Ballard, ou encore Etta James, jusqu'au début des 60's, mais il n'enregistre rien, et cela ne nourrit pas sa famille. John plaque tout, et reprend le chemin de l'usine.

Quelques années plus tard, son ami Lloyd le relance pour qu'il reparte sur les planches et pourquoi pas les studios. La rencontre avec le producteur Finley Duncan, propriétaire des labels Minaret et Playground, est décisive. Big John enregistre le 1er single en 1966. Une poignée de 45t suivront jusqu'à la fin de Minaret en 1971, sans grands succès, malgré les efforts de Finley. Le chant est pourtant simple, direct et touche au coeur, Big John est un diamant brut. Le style mélange la Soul de Memphis et de Muscle Shoals, et les rengaines country de la région.
L'intro du morceau qui va suivre vous poursuivra pendant longtemps, le chant vous envivrera jusqu'au petit matin :
- "Take this hurt off me" (1968 - Minaret), une face B mémorable
Pour ceux qui souscriront à la 1ère écoute, ne manquez pas "How much can a man take" dans la plus pure tradition du son Southern.
Labels: Big John Hamilton, Soul





