la case de l'affreux thom

Sunday, September 30, 2007

Big Bad John

Après quelques jours passés sous un soleil créole, me voici de retour, avec mes mauvaises habitudes : le Sud, toujours plus au Sud. L'automne est la saison idéale pour renouer avec ce son qui ne retient pas les larmes.

L'homme du jour est né en Trenton, une petite ville de Caroline du Sud. Sa voix, il la travaille aux champs, en y alternant les spirituals et les blues. Adolescent, Big John Hamilton apprend la guitare aux côtés de Leroy Lloyd, et commence avec lui ses premiers concerts dans la clubs d'Augusta. Au fur et à mesure des gigs, John parfait sa technique en jouant avec Lloyd Price, Joe Tex, Hank Ballard, ou encore Etta James, jusqu'au début des 60's, mais il n'enregistre rien, et cela ne nourrit pas sa famille. John plaque tout, et reprend le chemin de l'usine.


Quelques années plus tard, son ami Lloyd le relance pour qu'il reparte sur les planches et pourquoi pas les studios. La rencontre avec le producteur Finley Duncan, propriétaire des labels Minaret et Playground, est décisive. Big John enregistre le 1er single en 1966. Une poignée de 45t suivront jusqu'à la fin de Minaret en 1971, sans grands succès, malgré les efforts de Finley. Le chant est pourtant simple, direct et touche au coeur, Big John est un diamant brut. Le style mélange la Soul de Memphis et de Muscle Shoals, et les rengaines country de la région.

L'intro du morceau qui va suivre vous poursuivra pendant longtemps, le chant vous envivrera jusqu'au petit matin :



Pour ceux qui souscriront à la 1ère écoute, ne manquez pas "How much can a man take" dans la plus pure tradition du son Southern.

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Tuesday, September 11, 2007

Heavy Soul Nights, la suite

La saison reprend.

  • Soirée Straight no Seater avec Flat Earth Society à De Kreun (Courtrai - B) le 13/09
  • God Bless Soul vs Deemon ce samedi 15/09 au Balatum le 15/09, à Lille
  • Eric Roberson le 08/10 à l'Opus, Paris
  • SoCalled le 16/10 à Roubaix pour le festival de l'accordéon, eh oui

Plein de belles choses pour Novembre : DJ Premier, Lefties Soul connection + The Apples, Black Milk...

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Monday, September 03, 2007

Sérieux comme le plaisir

A plusieurs reprises, j'ai eu l'occasion de vous conseiller quelques disques publiés pour le compte du plus fabuleux label de Soul encore en activité : Grapevine.
Depuis Juin,
l'un de ses fondateurs, Garry J Cape, est à la tête d'une nouvelle entreprise : SoulScape.

Le dessein n'a pourtant pas changé, ressuciter les morts, dépoussiérer les catalogues, fouiller les fonds de tiroir afin de nous inonder de la meilleure Soul. Il y a quelques semaines, est sortie une compilation de Rozetta Johnson, regroupant les enregistrements inédits ou non, du label Clintone, entre 1970 et 1975.


Commençons par les présentations d'usage (tirées des liner-notes de Paul Mooney), Rozetta est née à Tuscaloosa, Alabama, et a grandi sous la protection du gospel. A l'aube des 60's, elle prend son courage à deux mains et se lance sur la scène d'un petit club de Birmingham,Al. La jeune apprentie chanteuse multiplie les prestations, fait les 1ères parties pour Gladys Knight (Ah!), Carla Thomas ou encore Johnnie Taylor, et enregistre quelques singles sur des labels locaux.

Dix ans plus tard, Jesse L Lewis, patron de de Clintone et Moonsong, est sous le charme. Ces deux fantastiques sociétés sont pilotées par deux hommes de talent, Clinton Moore (A&R) et Sam Dees (producteur et compositeur). La distribution est assurée par Atlantic. Huit 45t verront le jour, sans grands retentissements... Cela ne nourrit donc pas la famille, Rozetta reprend des études, et poursuit avec ferveur et plaisir son chemin musical, en parallèle. La découverte récente de morceaux inédits a présidé à la sortie en CD de toutes ces pépites.



Ceux qui m'aiment prendront le lien

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Hardest working man

Au fur et à mesure des semaines, la descendance se précise. James Brown continue à faire la une. Je l'imagine, assis au bord du fleuve Savannah, en train de sourire aux évènements, malgré la querelle familiale qui fait rage.


De circonstance :

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