la case de l'affreux thom

Saturday, June 30, 2007

Un, Deux, Trois...

Il y a presque un an, je vous parlais des Lovelites. Malheureusement, la compilation "The lovelites Years" sortie en 1999 sur le label Chi City/Love Lite Records était épuisée, donc rare et par ricochet, très chère.


Grâce à Latin Soul Recordings, cet indispensable recueil est à nouveau disponible, à portée de toutes les bourses : "Sisters of Soul". Je ne vais pas vous refaire l'histoire du groupe, sachez que le titre "I'm not like the others" fait partie de mes titres Soul dédiés à l'éternité, tant la voix de ces anges vous transporte dans la stratosphère.Je vous propose un autre titre, qui ravira ceux qui avaient déjà succombé aux charmes du morceau publié en 2006 (AAG, Sonny, Tib'o...) :


Cette nouvelle version est agrémentée de quelques titres d'un autre trio vocal The Fuzz, originaire de Washington DC, l'occasion de ré-ecouter leur tube :





Ah, l'harmonie

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Wednesday, June 20, 2007

Et le 14 Juillet, tu fais quoi?

La saison se termine, laissant place aux festivals...
Plusieurs options s'offrent à vous dans la contrée voisine, elles sont cumulables, bien entendu.

* l'option tout confort
Bien reposé, le pas alerte, vous naviguez, frétillant, de scènes en scènes, très proches l'une de l'autre. Vos parcours au sein de l'enceinte sont parfaitement mesurés, guidés et entourés. Après ces quelques pas, des places assises, confortables, vous attendent, pour un repos bien mérité.

C'est vrai qu'elles sont confortables, ces places, elles pourraient même vous amener à piquer du nez par mégarde, après la dégustation de quelques Duvel...En fin de soirée, il y a bien quelques DJ, mais l'ambiance est au farniente, à la dégustation, à la discussion. Le cadre est charmant.
Le soir, vous rentrez chez vous, avant les événements du lendemain.

Au programme du Blue note festival de Gand (sélection personnelle) : Charles Tolliver, Kurt Elling, Chick Corea, DJ Shadow, Cinematic Orchestra, Bill Laswell, Zap Mama, Jazzmatazz, Sly & the family Stone (bof), Richard Bona, Rashied Ali, Archie Shepp, Allen Toussaint... waouh !


* l'option tout-terrain
Inutile d'envisager un retour le soir avec cette option, vous êtes venus pour vivre à l'écart du monde "urbain", pendant 4 jours consécutifs. Place donc au camping, à la marche à pied (c'est encore loin ?), à la poussière. Ici, pas de places confortables : de l'herbe, des chapiteaux, des gens...

Vous mettez plusieurs minutes à rejoindre votre lieu de villégiature, transbahutant ce qui deviendra le campement. Le soir, le sommeil peut être agité, perturbé par quelques chants tribaux "ta ta ta la Tequila !", ou par de maladroits pietons l'esprit occupé par leurs tourments selon l'heure de la journée ou de la nuit. ça me rappelle un marcheur qui s'est écroulé sur ma tente, avant un ultime "Putain j'ai une montée..." scandé à son compagnon d'infortune, précédant la chute.
Le 1er après-midi est explosif, vos amis sont pleins d'entrain, fougueux, ivres et souriants. Quelques retours au camp de base s'imposent, chacun suit son rythme biologique avant la montée des sommets, on se perd, on se retrouve autour d'un pain boudin... Le programme est souvent interrompu par des belles surprises, des rencontres, jusqu'à l'aube. Les jours se suivent, les pieds fatiguent, l'esprit devient sélectif exigeant. Enfin, vous regagnez vos pénates, les oreilles bourdonnantes, fatigué mais déconnecté, heureux, ivre d'images et de musiques...

Certains de mes amis vieillisants hésitent encore devant cet âpre mais intense tableau, mois j'ai choisi sans sourciller.


Au programme de ce 19ème festival de Dour
(sélection personnelle) :
1ère "journée"
s'échauffer avec les Skatalites, traîner auprès de Bonobo live et du Cinematic Orchestra, sauter sans fin avec le Wu Tang Clan, revivre de riches heures dansantes avec Goldie, Grooverider et DJ Hype, boire des chopes avec DJ Food et Coldcut...

2ème journée :
voir les groupes dont tout le monde parle (The National, Clap your Hands...), ne pas revoir Sean Lennon, voir un groupe mythique pour moi No Means No, tremousser sur la scène hardcore sick of it all ?, profiter des dubplates dans la petite maison dans la prairie, s'envoler très haut au rythme de Zion Train, écouter Dave Clarke au lever du soleil, serrer la paluche à RJD2...

3ème journée :
Reprendre des forces avec Tony Rebel & Israel Vibrations, Revoir Treponem Pal pour le plaisir, halluciner avec Princess Superstar, écouter avec attention DJ Mehdi, dépoussierer Joe Lally & Michael Gira, réviser la langue de Goethe avec The Notwist, entendre ce que peut donner Autechre en live, essayer de faire bouger Nicole Willis, Exploser avec les Beatnuts, Black Milk, montrer à l'équipe Stones Throw ce dont nous sommes capables...

4ème journée, à genoux :
Essayer Black Rebel motorcycle Club, danser sur Wilco, se marrer avec Katerine, Faire le con avec Beenie Man, jammer avec Hocus Pocus, Dévisager DJ Shadow, s'enflammer avec Soprano, entonner "Blue Flowers" avec Dr Octagon, s'éclater les oreilles avec Merzbow, réecouter une dernière fois Midlake, et terminer avec Amon Tobin...

En attendant, faites le plein de beats et portez vous bien, avec Jurassic Five :


Affreusement long

Clin d'oeil à Douriel

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Soul Pleureur

Je viens d'apprendre la mort ce Lundi d'une des figures emblématiques Soul/Funk/Disco québécoises. Georges Thurston, incarnation de Boule Noire, s'en va à 55 ans.


Comme moi, vous adoriez sans doute cette reprise (Leo Sayer), magnifique en français :



Clin d'oeil à Thombillybe

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Sunday, June 10, 2007

Barbara Oubliée

La joie du numérique ! On peut deviser sur les bienfaits de 45t...

En attendant, Ace Records/Kent vient de publier un recueil magnifique qui met à portée de toutes les bourses l'ensemble de singles (seulement 9), accompagné de quelques unissued tracks, de Barbara and The Browns. Ce disque sera disponible en France fin Juin.


Les amateurs de Deep Deep Soul peuvent me suivre les yeux fermés, car il s'agit là des morceaux qui fendent le coeur à la 1ère écoute, tant l'interprétation est intense. Je ne vais pas vous refaire le court historique de ce groupe en VF, car tout est disponible en VO sur le site de Sir Shambling ou encore celui du label Kent.

Comme vous le savez, j'aime profondément la Soul qui fait braire, qui vous bouleverse le rythme cardiaque, qui vous réveille de la torpeur lente et assassine. Vous ne me croyez pas ? Allez écouter "I don't want to have to wait" sur le site John Ridley.

Pour ceux qui ne veulent pas attendre, voilà un autre titre plus tardif qui contentera les futurs fans de Barbara avec ses frères et soeurs



Waouh !

Tuesday, June 05, 2007

Ceci n'est pas une pipe

C'est à votre tour de briller, DJ de salons, amateurs de covers, champions du blind-test, ce morceau est taillé sur mesure. Pour ne rien vous cacher, j'ai longuement hésité, avant de mettre ce morceau en ligne, et ce, pour de multiples raisons :

- d'abord, c'est un disque qui se mérite, car il ne vous tombe pas dans les mains par hasard, il faut être attentif, payer de son corps en buvant de la bière par temps couvert, puis rechercher l'objet en 45 tours...
- ensuite, parce que je ne suis jamais sûr que vous passiez à l'acte (l'achat), pour des petits groupes comme celui-ci, cela me pose un problème de conscience, les scrupules m'assaillent, eh oui...


Le groupe s'appelle Speedometer, il sévit depuis presque 10 ans, au sein du deep funk britannique, ils seront de passage au Jazz Café (London) le 23 Juin, pour les chanceux. Je vous propose une fameuse reprise, brillament soutenue par Ria Currie au chant :


L'occasion de ré-écouter l'original des Chi-Lites, plein d'harmonies :



Ceci n'est pas un juke-box

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