la case de l'affreux thom

Thursday, April 26, 2007

A man and his hits

Le week-end dernier, je faisais écouter Joya Landis à mon frère, enchainant par un petit blind test. Pas de chance, "Non, ça me dit rien", une minute plus tard le titre est découvert "Ah ouais...", mais il reste sec sur l'interprète "Non, je t'assure". Et je m'aperçois que Ken Boothe manque à sa collection de disques, alors peut être à la vôtre...

Ken a croisé très jeune le chemin du producteur Coxsone Dodd. Ce dernier est fortement influencé par la Soul américaine, les reprises de standards s'enchainent, leur collaboration durera 7 ans, s'achevant sur une embrouille d'argent. Les étapes de sa carrière résument malheureusement bien la vie des artistes jamaicains, le succès fut au rendez-vous après plusieurs passages en Angleterre, mais les royalties elles s'envolèrent vers d'autres poches que les siennes. Spolié ("Everything I Own ?") , marqué par ces épisodes, ken est amer (difficile de ne pas l'être) mais se fécilite d'avoir conservé sa santé mentale au fil des épreuves. Ne lui parlez pas de Trojan...


Sa voix a traversé le temps et les coups durs, intacte au regard des ses derniers enregistrements. Au milieu des 60's, le tempo ralenti par le Rocksteady a permis de mettre en avant la douceur de son chant, son timbre si particulier et la délicatesse de ses intonations. Mr Rocksteady est un artiste soul avant tout, caraïbe de surcroît.

Ne cédant pas à la facilité, celle qui aurait consisté à poster ses plus fameuses reprises "Is it because I'm black", "Ain't no sunshine", "Let's get it on"...Je préfère partager avec vous ma période préférée de Ken, celle de Studio One sous la direction de Coxsone.
Le ska s'éteint à feu doux. Presque timide, Il s'élance, augurant le nouveau style à venir :


Et puis, son empreinte vocale s'affirme, poussée par le section rythmique du Studio, Soul Brothers ou Soul Vendors, et transcende des standards, comme celui-ci :


Enfin, mon titre préféré, reprise des Supremes (Holland-Dozier-Holland), tout ce qui fait la qualité vocale de Ken Boothe est réuni dans ce morceau :


Restez souples

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Saturday, April 21, 2007

Let the music Play

Ma peau se réchauffe à peine, et pourtant mon âme vogue à vive allure vers les Caraïbes...Le pas se fait steady, l'allure cale son ryhtme sur le beat syncopé. L'occasion de relire Derek Walcott, pour prolonger cet état, le tout accompagné de bons vieux singles.

Je ne sais pas grand chose de Joya Landis, elle a gravé plusieurs 45t pour le compte du fabuleux Duke Reid, puis a regagné les états-unis après une expérience jamaicaine peu concluante.
Le titre qui va suivre existe sous deux versions une sur le label Duke, une autre sur le label Baron's.


La voix a une curieuse empreinte, androgyne, elle m'a fait succomber à la 1ère écoute, la section rythmique ponctue à merveille la supplique de Joya, les cuivres et les choeurs renforcent le côté doux-amer :



Dancing cheek to cheek

Le titre existe sur plusieurs compilations, pourquoi pas celle-ci ?

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Sunday, April 15, 2007

Momie & Crustacés

Le film s'ouvre sur une plage de Santa Monica en 1987, deux couples s'amusent sur un air de bebop et devisent sur Dizzy. Le 1er accord de la guitare résonne, un des jeunes femmes tournoie alors dans le sable décrivant des grands cercles avec ses bras et d'autres plus petits sur la pointe de ses pieds.
Let's get Lost ...

La lumière éclatante cède brutalement sa place à la nuit noire. Chet Baker apparaît à l'arrière d'une décapotable entouré des deux anges qui lui murmurent à l'oreille d'obscures questions, Chet ressemble à une momie (Rascar Capac ?), la tête en arrière affichant un sourire béat, stupéfié. La mydriase en dit long notre drugstore cowboy. Le portait en noir et banc, sur cette reprise d'Antonio Carlos Jobim peut démarrer :


Le mélange Guitarre-Trompette me renvoie à une autre figure de Christ, celle de Diego Jimenez Salazar, aka Diego El Cigala. Son surmon, la cigale de mer, il le doit à l'illustre Camaron, du fait de sa forte propension à s'agiter. Ce chanteur gitan, originaire de Madrid, est adepte de la tradition, mais il se l'approprie pour la rendre rafraichissante. Il introduit aussi bien le swing de Bebo Valdes que la trompette de jerry Gonzalez. La fusion devient incendiaire, la buléria s'enrichit d'émotions en uranium :

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Friday, April 06, 2007

Sound Stage 7 - Vol III

Nashville, Terminus !

Finissons ce voyage au coeur de la Music City, avec Moody Scott qui enregistra le dernier single de la 1ère série de 45t. Originaire de Louisiane, il a débuté dans les 50's avec son groupe Moody & the Deltas, avec des morceaux comme "Everybody come clap your hands". Son titre le plus connu reste "(We Gotta) bust out of the Ghetto". Voici donc le morceau qui marque la fin d'une époque chez SS7 :


L'année 1970 marque la fin du contrat du fabuleux John R avec Monument. Ce dernier fonde son nouveau label Seventy Seven (adepte de la numérologie ?). La star de SS7, Joe Simon, est partie pour New York. Tout cela n'a plus le même goût et la fin approche inévitablement. Une fantastique histoire vient de s'achever, mais le label produit encore quelques perles dans ses dernières années.


Les éphémères Continental Showstoppers, sous l'égide de Jackey Beavers, signent un titre moins funky que "Goobah", mais parfaitement entrainant. Ce single s'échange à prix d'or :


Pour finir, un groupe de Caroline du Nord, Brief Encounter, auquel croyait beaucoup John, puisque il a publié sur la label Seventy Seven un album :



Vous retrouverez tout cela sur cet indispensable recueil

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