la case de l'affreux thom

Friday, January 26, 2007

Once again

Mon médecin est formel, j'ai de nouveau une poussée de fièvre hip hop, une rechute ! ça revient régulièrement, inclination & inclinaison de ma tête, de mon corps et de mon coeur...

Mon pourvoyeur de beats officiel, mon archéologue maison, que vous lisez parfois en commentaires, aka Sonny, se charge de me sortir des arrière-cours sudistes, pour prendre un peu l'air de la rue. Je croule sous les références, une avalanche de maxis, mais je m'arrête de temps en temps accroché, scotché par un flow, une boucle, un sample...

Comme je suis un nostalgique, j'ai choisi des "vieux" trucs (l'échelle du temps est plutôt courte dans le hip hop) qui ne me lâchent pas les sneakers. Désolé pour les lecteurs accros aux 60's, ma soul s'échappe via un chemin détourné cette semaine.

Replongeons-nous dans les bons souvenirs, avec la fine fleur, une réunion de diamantaires du flow. Big L, Lord Finesse, AG, OC and Diamond D signent un "Day One" fondateur qui concrétise D.I.T.C, sur un sample d'Oliver sain. Chaque intervention est une merveille de style, l'ensemble confine à la perfection, sans chichis :

  • "Day One" (1997 - D.I.T.C Records), un modèle

A deux pas, Show & A.G remettent le couvert avec "Full Scale", on n'est pas là pour plaisanter, et le duo envole tout sur son passage, du costaud :

  • "Spit" (1997 - D.I.T.C Records), sweet cause we make beats ?



Quelques fuseaux horaires plus loin, Madlib rend fou Kazi, avec une boucle entêtante, stupéfiante :



Reprenons la route vers le Nord, vers Chicago, vers un oasis de bons mots et de rimes riches de sens , All Natural inaugure son style :



Ce post est dédié à Sonny, aka Kramer, aka Buddy One Kenobi, aka SMWSTL (Small mouth with ...)


PS : superbe version acoustique d'Amy Winehouse sur le mythique Tofu Hut

Monday, January 15, 2007

Dust on her phone

Conversation surprise entre quatre adolescentes dans le métro, il y a quelques jours...

Enfin, surprise pas vraiment, la conversation semblait destinée à l'ensemble des passagers de la rame, vu le niveau sonore et l'absence totale de préoccupation de cet ordre. La problématique de nos quatre teens est vite "évidente". L'une d'entre elles attend l'appel d'un copain qui doit lui confirmer si c'est bien un autre copain qui l'a regardé avec un fort intérêt quelques jours auparavant. Si c'est tel est le cas, elle attend d'une minute à l'autre l'appel du garçon en question. La tension est à son comble, le suspense insoutenable, les gloussements innondent l'espace.

Mais la sentence tombe, froidement, nous n'en saurons pas plus, la batterie du téléphone portable vient de lâcher. La jeune fille est à deux doigts de l'évanouissement. L'engagement est rapidement pris entre les complices de l'intrigue de confirmer ou d'infirmer l'information ce soir sur MSN, une fois le téléphone rechargé. Ouf...

L'attente constitue un
parfait remède à l'ennui adolescent.

Impossible dans ces conditions de ne pas penser à ce morceau de Dee Dee Warwick, qui résume idéalement ces situations insupportables :

  • "It's not fair" (1968 - Mercury), le 1er couplet est une merveille, Thom Bell et Kenny Gamble sont aux mannettes


Dee Dee (Delia Mae de son vrai prénom) a vécu à l'ombre de sa soeur Dionne, malgré une voix plus "dure" qui méritait tout autant l'intérêt des chroniqueurs. Sans cette reconnaissance, elle travailla essentiellement comme une choriste émérite de tous les combats, malgré une poignée d'albums solo et de singles pour les labels Blue Rock, Mercury ou encore Atco. Pourtant, elle a croisé le chemin d'amis indispensables à votre discographie comme Ed townsend ou encore Lou Courtney.

La voix est poignante. Quel dommage qu'une étoile éclipse le rayonnement des
astres plus petits. La reconnaissance arriva tardivement de la part de la Rhythm & Blues foundation, en 1999 !

Dieu merci, vous pouvez vous rattraper :


  • "I (Who have nothing)" (1969 - Mercury), elle révéla qu'elle avait enregistré une version inédite 6 ans plutôt pour le minuscule label Hurd, détenu par un fabricant de chaussures qui souhaitait faire carrière dans la musique

Tous ces infos sont tirées des liner-notes de syd Nathan pour la compilation "The collection".

Wednesday, January 03, 2007

qualis ab incepto

Les choses s'affinent, se précisent avec le temps.

Pas de nouvelles résolutions, je vais garder le cap des précédentes car elles me conviennent bien. Poursuivre, peaufiner, voilà un programme bien ambitieux.
J'ai envie de commencer l'année avec un morceau pas terminé, extrait d'un album de 2005. Cela m'évitera les bilans, et les listes de l'année écoulée.

C'est une pièce qui semble coupée, injustement interrompue, mais elle hante la partie pétreuse de mon os temporal. On doit cela à Burt Bacharach, qui réunit quelques beats de Dr Dre, convoque Rufus Wainright pour jouer les albatros :



PS : Les bonnes résolutions ne sont pas celles qui font du bien, après d'autres, Garrincha tire le rideau sur l'ORTF. Sad news...

PS b : pour nous consoler, Darcy signe un très beau post pour le réveillon qui coincide avec son anniversaire, avec un superbe morceau à la clé (un son magique qui cogne directement sur mon palpitant, accro en quelques secondes...)

PS t : toujours plein de belles choses chez Colin, notamment un sublime Ronnie Walker qui ravira les amateurs du genre