la case de l'affreux thom

Monday, June 19, 2006

West Indies

Juin n'aura pas été un des mois les plus prolifiques pour la Case, le tenancier s'étant laissé absorbé, débordé par le quotidien. Et en plus, il vous abandonne encore une semaine le temps de retrouver le repos et l'équilibre nécessaires, loin du tumulte, à l'ombre des cocotiers.

Le température qui s'annonce m'amène logiquement (?) à une certaine langueur, une douce indolence, dont l'écho musical choisi sera Mister Coxsone Dodd. Je ne suis pas un spécialiste du rock steady, mais un amateur. Les quelques sélections qui vont suivre sont des boucles obsédantes qui n'ont jamais quitté mon corps depuis l'achat du disque "Musical fever".
Le père Dodd savait bien s'entourer, il avait un flair rare et une détermination qui marque de son sceau les audacieux. Et puis quand on a Jackie Mittoo dans les pattes, cela va de soi...



On commencera avec un hymne personnel :
  • "Ram Jam" (1967/68 - Trojan) de Jackie & Soul Vendors, connectés, en une vibration, au Tout Puissant
Puis place au sax, avec les Soul Vendors qui reviennent en force avec :
Et pour boucler la boucle, Jackie & Soul Vendors, plus steady que jamais :

See you next week
L'affreux

PS : si vous aimez l'illustration, allez visiter le site de ce graphiste.

Tuesday, June 06, 2006

Soul Shreveport

Il n'aura pas échappé à la sagacité des mes commentateurs que notre ami Reuben Bell était au programme des Deep Soul Treasures ou bien encore de cette compilation dédiée au label Murco de Shreveport. Cette ville de Louisiane fut vraiment un paradis de petits labels, so southern.

Dee Marais fut le producteur à l'orgine de cette maison de disques et de bien d'autres : Hy Sign, Hy Tree, Hy Rock, Hy Sign Gospel ou bien encore Peermont, qui lui permirent de diffuser large : country, rock, gospel et bien sûr soul, deep soul. Un gars à l'ancienne, qui ne résista pas longtemps à l'évolution du business, mais dont on (l'incontournable John Ridley) dit qu'il fut un honnête homme, suffisamment pour rétribuer compositeurs et interprètes à la hauteur de leur contributions, chose rare...

Reuben Bell a enregistré son 1er single pour Murco, en compagnie des Casanovas. Juste pour le plaisir, à la mémoire de Dave Godin :

Restons chez Murco avec une autre chanteuse, Ann Alford, qui ne grava qu'un single, mais dont les deux faces sont plus funky que jamais. Ensuite, elle s'est évanouie sans laisser d'autres traces, à ma connaissance :



Voilà qui donne le ton, vous trouverez sur ce disque d'autres voices from the shadows, dont le fameux Eddy Giles.

Clin d'oeil à AAG et à Bruno, qui ont inspiré ce post

Thursday, June 01, 2006

Saint Reuben

Ce n'est pas la lassitude qui m'a éloigné de la case, mais le manque de temps...Rassurez-vous, la patience est souvent récompensée.
Ce soir, je vais vous toucher un mot de ma plus belle découverte vocale de cette année, un homme qui m'a fait basculer du côté obscur, ruineux de la force, celui des âmes qui respirent la poussière et
recherchent sans relâche the 45 tours. Je m'étais pourtant promis de ne pas mettre mon nez là-dedans, mais c'est trop tard. Dès la 1ère écoute, il était évident qu'il me fallait tout de ce mystérieux Reuben Bell.

Né à Shreveport en Louisiane, Reuben est toujours resté attaché à cette ville, puisqu'il a gravé des merveilles pour le compte de labels locaux comme Murco, Alarm ou encore Port City. A priori, il y vit toujours, dans un injuste anonymat.

Sa voix est un enchantement rare, un miracle qui provoque l'étourdissement. Les nuances apparaissent toujours, en dépit des passages en boucle qui se succèdent à l'infini : repeat, repeat, repeat please (ad lib)... J'ai bien envie de prendre l'avion, afin de recueillir les dernières traces de cette vie, avant que la mémoire ne s'efface à jamais.


J'ai choisi deux singles enregistrés pour le compte de DeLuxe, extrait du volume "King's serious soul Vol 2.", parfaitement intitulé "Counting teardrops". La plus grande déception m'a envahi, lorsque, fébrile, j'ai fait écouter cette pépite à quelques amis. Malheureusement, Reuben n'a rencontré qu'un succès d'estime. Remarquez, ce sont les mêmes amis, qui ont mis presque 2 ans à se rendre compte du joyau Eddie Holman, malgré mon insistance...


J'espère que vous serez plus clairvoyants à l'écoute :


The meaning of hurt


Clin d'oeil à AAG pour l'illustration

PS : Tib'o, je ne t'oublie pas, je suis juste à la bourre